Emiliano Martínez a confirmé qu'il rejoindrait l'Argentine pour les amicaux de novembre, tout en séparant clairement le voyage de la possibilité de jouer. Son objectif est d'être disponible contre l'Uruguay à la Bombonera le vendredi 13, ou contre le Costa Rica à Córdoba le mardi 17. La décision dépendra de la réaction de sa mâchoire au contact.
La blessure s'est produite le 17 octobre pendant Chelsea-Everton, lorsque le gardien a heurté un adversaire. La fracture a nécessité une intervention chirurgicale et laissé prévoir environ six semaines d'absence. À 34 ans, Martínez accélère le calendrier, mais ne transforme pas sa volonté en autorisation médicale automatique. Il doit d'abord terminer des entraînements sans douleur ni recul.
Le gardien a déjà échangé avec Lionel Scaloni et Martín Tocalli, responsable du poste. Son plan consiste à rejoindre le groupe pour concourir, non simplement l'accompagner. Cette intention apporte un repère puissant à la première fenêtre locale après la retraite internationale de Lionel Messi, même si le staff doit placer la sécurité médicale avant l'importance symbolique.
Le premier amical arrive seulement 27 jours après la blessure. L'Uruguay représente donc un objectif exigeant, tandis que le Costa Rica offre quatre jours supplémentaires d'adaptation. Le point critique ne sera pas seulement l'absence de douleur : le poste expose le visage aux chocs, chutes, centres et duels aériens, rendant indispensable la tolérance au contact réel.
Martínez a également relié cette fenêtre à un objectif statistique. Il se trouve à un match sans encaisser des 47 de Sergio Romero, record d'un gardien argentin. Cette marque nourrit la motivation sans devoir modifier le parcours médical. L'égaler contre l'Uruguay ou le Costa Rica aurait une valeur historique ; la poursuivre sans récupération suffisante créerait un risque inutile.
L'entretien a aussi dissipé les doutes sur son avenir après la défaite face à l'Espagne en finale du Mondial. Dibu a reconnu son retour émotionnellement douloureux, mais affirmé avoir encore beaucoup à donner. Il a cité la capacité de Lionel Messi à se relever et fixé sa limite : il s'arrêtera lorsqu'il ne ressentira plus le même engagement à chaque entraînement.
Sa convocation présente ainsi deux lectures complémentaires. L'Argentine récupère un leader pour sa transition, tandis que le gardien cherche à revenir sans contourner les contrôles. Les prochaines séances détermineront s'il joue à la Bombonera, attend Córdoba ou accompagne sans entrer. Sa continuité est confirmée ; sa place dans le but reste à gagner quotidiennement par l'évolution clinique.